Actualités - TOP 6 des anecdotes méconnues sur Courbet !


TOP 6 des anecdotes méconnues sur Courbet !

TOP 6 des anecdotes méconnues sur Courbet !

1. La déception amoureuse, première partie…

L’Homme blessé est l’un des célèbres tableaux de Courbet. Il représente un duelliste, adossé à un arbre, les yeux clos. La tache de sang sur sa chemise nous fait penser à un combat qui aurait mal tourné.

C’est ce que vous aviez toujours pensé, n’est-ce pas ?
Saviez-vous qu’un scan a révélé que trois tableaux se sont succédé sur cette toile ?
Le premier représentait une tête de femme, le second deux amants, dont l’un d’eux était Courbet plus jeune, et le troisième L’Homme blessé que l’on connaît !

Plusieurs hypothèses tentent d’expliquer cette superposition. Selon l’une d’elles, la compagne de l’époque de Courbet, Virginie Binet, l’aurait quitté en 1851 en emmenant son fils. Courbet l’a donc supprimée de sa peinture et a ajouté une tache de sang sur sa chemise. En définitive, ce n’est pas l’épée qui a achevé le duelliste mais bien une peine de cœur…


2. La déception amoureuse, seconde partie…

Cette fois-ci, il n’est pas question du chagrin d’amour de Courbet, mais plutôt de celui de l’un de ses amis : Baudelaire ! Lorsque Courbet a peint son très célèbre L’Atelier du Peintre en 1855, il a immortalisé le poète et sa compagne à ses côtés. Comme le dit la chanson, les histoires d’amour finissent mal en général c’est pourquoi Baudelaire a demandé à Courbet de mettre un coup de pinceau sur son ex amante. Malheureusement, le temps a une emprise sur la peinture que le maître d’Ornans ne pouvait pas prévoir et une silhouette fantomatique a fait sa réapparition auprès de Baudelaire sur la toile. De sa peine de cœur, il aura au moins pu écrire son spleen. Comme quoi, à quelque chose malheur est bon !


3. Bain de minuit dans la fontaine

Sur la place Courbet, on trouve actuellement une copie en plâtre de la statue originale édifiée en 1862. Encore une fois, Courbet s’est mis une partie de ses contemporains à dos ! En effet le pêcheur de chavots était, à l’époque, entièrement nu ! Maintenant, une feuille de vigne préserve sa pudeur.  Cette fontaine est liée à la vie de Courbet. Celui-ci s’y baignait le soir après quelques soirées trop arrosées pour soulager ses douleurs au postérieur. Une autre hypothèse avance que les célèbres Baigneuses de Courbet ne seraient assises que sur une fesse puisque le peintre lui-même ne pouvait pas toujours s’asseoir et faisait transparaître ses souffrances dans sa peinture !


4. Un grand mystère résolu ?

Le visage de L’Origine du Monde est un débat qui a fait couler beaucoup d’encre ! On connaissait jusqu’à maintenant le nom du commanditaire de la toile : le diplomate turco-égyptien Khalil-Bey. Plusieurs noms ont cependant circulé concernant l’identité du modèle.  Celui de Joanna Hiffernan, maîtresse de Courbet durant l’été 1866, ou celui de Jeanne de Tourbey, maîtresse de Khalil-Bey ont été évoqués.  C’est par hasard que Claude Schopp, docteur en lettres, a découvert une nouvelle piste ! En étudiant les correspondances entre George Sand et Alexandre Dumas Fils, une erreur de traduction l’a mise sur la voie. Dumas parlait de « l’intérieur » et non pas de « l’interview » de Mme Constance Quéniaux, peinte par Courbet ! Cette danseuse d’Opéra était également connue pour être l’une des maîtresses du commanditaire de la toile… Une coïncidence ?


5. Arrêtez vos singeries !

L’Atelier du Peintre ne nous a sûrement pas livré tous ses secrets ! L’élément central de la toile représente Courbet et son chevalet. Le voile sur le paysage mystère au centre du tableau semble levé. Il s’agirait du « Rocher du singe » à Goumois ! En réalité, selon une hypothèse de Pascal Reilé,  il s’agirait d’une image codée. En effet on voit les amis de Courbet à droite du tableau, tels que Baudelaire, et ses ennemis à la gauche du chevalet, comme Napoléon III.  Le singe narguerait donc l’homme d’Etat détesté par Courbet !


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